Cinq façons d’envisager un nouveau départ

Changer d’emploi ne signifie pas forcément partir de zéro ou tout plaquer. D’une nouvelle mission à une reconversion professionnelle complète, il existe bien des nuances. Voici cinq pistes pour réfléchir à ce que vous voulez vraiment.

Repenser sa mission à l’interne

Nouveau rôle, nouveau projet ou nouvelle unité – au sein de la même entreprise : il s’agit souvent d’une voie sous-estimée. Vous conservez votre réseau, votre connaissance de la maison et vos acquis, tout en gagnant de nouvelles responsabilités.


– Quand se lancer ? Quand le contexte vous convient, mais plus les tâches.
– Risque : les étiquettes du passé vous suivent ; vous restez « celle ou celui de l'ancienne équipe ».
– À clarifier au préalable : existe-t-il un poste dans une autre unité ? Un nouveau projet dans la même équipe ? La question mérite d'être posée. Dans les grandes entreprises, les candidatures internes suivent souvent un processus bien défini.

Le changement classique

Nouveau poste, même domaine professionnel. C'est la voie la plus fréquente – et celle où votre position de négociation est la meilleure, car votre expérience pèse.
– Quand se lancer ? Quand le métier vous convient, mais pas la culture, le management ou les perspectives de votre employeur actuel.
– Risque : même secteur, mêmes schémas ; la frustration voyage parfois avec vous. Et le nouveau poste peut décevoir les attentes.
– À clarifier au préalable : vérifier le délai de congé, le solde de vacances et les heures supplémentaires chez l'employeur actuel. Examiner attentivement le projet de contrat du nouvel employeur avant de signer.

Le changement de secteur

Mêmes compétences, nouveau terrain – par exemple, passer de l'industrie à une organisation à but non lucratif. Vos savoir-faire sont souvent plus transférables que vous ne le pensez ; l'essentiel est de les raconter dans le langage du nouveau secteur.
– Quand se lancer ? Quand vous souhaitez donner du sens à votre travail sans changer de métier.
– Risque : les salaires et usages peuvent différer – parfois considérablement.
– À clarifier au préalable : quelles sont les pratiques habituelles dans le secteur visé en matière de salaire, de temps de travail et de prévoyance ? Renseignez-vous précisément pour ne pas accepter n'importe quelles conditions.

Le passage à temps partiel

Plus de respiration grâce à un taux d'occupation réduit, sans tout remettre en question. Le temps ainsi dégagé ouvre de l'espace pour une formation continue, la famille, préserver sa santé ou la construction d'une activité complémentaire.
–  Quand se lancer ? Quand ce n'est pas le travail lui-même qui pose problème, mais la charge.
– Risque : le même volume de travail en moins de temps. Réduire son temps de travail dans la même entreprise exige de vraies tâches en moins – pas seulement un salaire réduit. Un piège dans lequel on tombe facilement, en particulier avec un modèle de confiance horaire.
– À clarifier au préalable : les conséquences sur la caisse de pension et les assurances sociales – les faibles taux d'activité peuvent coûter cher à long terme.

La réorientation radicale

Un métier entièrement différent, un retour à l'emploi après une pause ou après un problème de santé. C'est la voie la plus courageuse – et celle qui mérite le plus de préparation.
– Quand se lancer ? Quand une chose est claire : continuer comme ça, on ne peut plus !
– Risque : entrée souvent à un niveau de salaire inférieur ; la reconversion demande du temps et de l'argent.
– À clarifier au préalable : le financement de la formation, un budget de transition pour six à douze mois et un plan B réaliste.

Dans tous les cas, une réflexion approfondie s'impose. Quel profil êtes-vous – et quels sont vos objectifs professionnels pour les prochaines années ?

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