Le dernier épisode du feuilleton des droits de douane annonce un taux très probable de 12,5 % pour la Suisse. Un chiffre plutôt rassurant, en comparaison avec la mauvaise surprise de l’été 2025. Mais le débat, qui tourne surtout autour des entreprises, des exportations et de la compétitivité, oublie souvent ce que ces annonces signifient pour les gens qui travaillent tous les jours dans l'industrie.
Intégrer les salarié·es dans les débats
Pour de nombreux·ses salarié·es des secteurs de la mécanique, de l'électronique, des technologies médicales et de la sous-traitance, chaque annonce de droits de douane est plus qu'un titre dans la presse économique. Les répercussions sur le quotidien professionnel et leurs revenus deviennent à chaque fois plus concrètes et palpables.
Les personnes actives se demandent si les commandes vont se tarir, si les investissements vont être reportés ou si leur emploi est assuré à long terme. Ceci d’autant plus si l’entreprise est déjà au chômage partiel, mais pas seulement.
C'est cette incertitude persistante qui pèse, en particulier sur la durée. Quand on ne sait pas comment va évoluer le principal marché d'exportation, on repousse ses projets personnels, on s'inquiète pour l'avenir et on perd confiance dans la possibilité de planifier sa vie professionnelle. Cela entrave la motivation au travail.
Communiquer avec transparence et préserver la confiance
Angestellte Schweiz attend des entreprises qu'elles informent leurs collaborateur·rices suffisamment tôt et en toute transparence. Une communication ouverte instaure la confiance, même lorsque toutes les réponses ne sont pas encore connues.
Protéger l'industrie, c'est aussi protéger celles et ceux qui la font vivre
Parallèlement, les responsables politiques et les partenaires sociaux doivent tout mettre en œuvre pour stabiliser les relations économiques avec les États-Unis et renforcer la place industrielle suisse.
L'industrie suisse repose sur une main-d'œuvre hautement qualifiée. C'est précisément en période d'incertitude internationale que ces personnes ne doivent pas devenir les victimes de conflits géopolitiques. Il faut aujourd'hui de la fiabilité, non seulement pour les entreprises, mais aussi pour les salarié·es qui permettent, jour après jour, à l'industrie suisse de maintenir la qualité et le savoir-faire qui font sa réputation dans le monde.