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Affiliation à Employés Suisse

Buts d'Employés Suisse

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Des prestations attrayantes

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Cotisation membre

  • Les membres individuels dans toutes les branches et dans la branche MEM sans attestation de solidarité payent CHF 150.- par année.
    Les membres individuels dans la branche MEM avec attestation de solidarité payent CHF 260.- par année. Après le renvoi de l’attestation de solidarité, un remboursement de CHF 170.- est rapidement effectué (ristourne attestation de solidarité CHF 60.- et subvention CHF 110.-). La cotisation nette s’élève à CHF 150.-.
  • Les membres retraités payent CHF 60.- par année. Ce montant est uniquement valable pour les membres dont le statut de membre est transféré sans interruption à celui de retraité.
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Centre de compétences et de prestations

Le Conseil fédéral poursuit-il une stratégie globale ou une politique du sparadrap ?

Vendredi, 17. Mai 2019

Le 15 mai 2019, le Conseil fédéral a pris une série de mesures afin d’encourager le potentiel de main-d’œuvre indigène. Ces mesures visent à renforcer l’employabilité des travailleurs d’un certain âge, à permettre aux demandeurs d’emploi difficiles à placer de réintégrer le marché du travail et à mieux intégrer professionnellement les étrangers vivant en Suisse. Les associations d’employés de la plateforme saluent cette décision. Elles regrettent toutefois que l’intégration des femmes sur le marché du travail n'y soit pas thématisée, alors que les femmes représentent un groupe de main-d’œuvre non active largement plus grand. La plateforme se demande, si ces mesures font partie d’une stratégie globale pour le marché du travail suisse ou si le Conseil fédéral poursuit uniquement une politique du sparadrap.

La plateforme salue les six mesures d’encouragement du potentiel de main-d’œuvre indigène présentées le 15 mai 2019 par le Conseil fédéral. Elles renforcent la (ré)-intégration des personnes résidant en Suisse sur le marché du travail. Les mesures s'adressent tout particulièrement aux travailleurs âgés ainsi qu'aux personnes avec des diplômes de formation non formels ou étrangers, qui ont des difficultés à trouver un emploi. La plateforme regrette néanmoins que l’intégration des femmes sur le marché du travail ne soit pas spécifiquement thématisée dans ces mesures, cela alors que les femmes représentent un groupe de main-d’œuvre non active nettement plus important. Des mesures d’incitations financières (p.e. imposition individuelle) ou améliorant la conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée (p.e. structures d’accueil extrafamilial) ont un effet significatif sur l’emploi des femmes, souvent bien formées, en Suisse.

La septième mesure présentée par le Conseil fédéral et qui prévoit une prestation transitoire pour les chômeurs de plus de 60 ans en fin de droit est un pas dans la bonne direction. « Travailler doit valoir la peine », souligne Stefan Studer, directeur d’Employés Suisse. « Une personne ayant travaillé toute sa vie ne devrait pas se retrouver à l’aide sociale, lorsqu'elle n’arrive pas à trouver de nouvel emploi. La problématique doit être intégrée dans une réforme fondamentale de la prévoyance vieillesse, qui aborde la question de l'âge de la retraite sans préjugé. » Mais l'équation ne joue pas, notamment en raison de l’évolution démographique. Trop peu de cotisants font face à un nombre croissant de rentiers. Malgré ce constat, les syndicats continueront, à l’avenir, à lutter de manière vigoureuse contre une harmonisation de l’âge de la retraite de l’homme et de la femme, et encore plus contre une adaptation de l'âge de la retraite à l’espérance de vie.

De même, les syndicats s’opposent à l’accord-cadre négocié avec l’Union européenne. Le Conseil fédéral, qui présente les sept mesures comme des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, semble avoir abandonné tout leadership dans la politique européenne. La population suisse se positionne pourtant clairement en faveur de la libre circulation des personnes et de l’accord-cadre (cf. Sondages SRF et gfs.Bern). La libre circulation des personnes n’a pas d’effets négatifs sur l’emploi en Suisse. Au contraire, la Suisse est le pays qui profite le plus, par habitant, du marché intérieur européen, comme le montre  une étude publiée en mai 2019 par la fondation allemande Bertelsmann.

La plateforme représente les intérêts des employés modérés en Suisse et s’engage pour une Suisse équitable et ouverte. Elle appelle le Conseil fédéral à reprendre la main sur le dossier européen et à communiquer clairement ce qu’il veut et où il veut aller. Daniel Josistch, président de la Société des employés de commerce, conclut : « Nous devons prendre les peurs au sérieux et les combattre à long terme par des mesures efficaces. La politique du sparadrap actuelle ne les fait que temporairement disparaître ».

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