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Affiliation à Employés Suisse

Buts d'Employés Suisse

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Cotisation membre

  • Les membres individuels dans toutes les branches et dans la branche MEM sans attestation de solidarité payent CHF 150.- par année.
    Les membres individuels dans la branche MEM avec attestation de solidarité payent CHF 260.- par année. Après le renvoi de l’attestation de solidarité, un remboursement de CHF 170.- est rapidement effectué (ristourne attestation de solidarité CHF 60.- et subvention CHF 110.-). La cotisation nette s’élève à CHF 150.-.
  • Les membres retraités payent CHF 60.- par année. Ce montant est uniquement valable pour les membres dont le statut de membre est transféré sans interruption à celui de retraité.
  • Les apprentis jusqu’à 26 ans payent CHF 30.- par année.
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Avec l’ingratitude pour toute récompense – si on ne se défend pas

Mardi, 01. Oct. 2013

Felice Formica est un employé consciencieux, sur qui on peut compter,mais aussi et surtout extrêmement dévoué.D’un naturel gai,il traverse la vie avec une attitude positive «you can do it».Sur le lieu de travail, il se donne totalement à l’entreprise. Jusqu’au jour où il tombe sur un chef qui exploite son engagement hors du commun de façon scandaleuse et le pousse ainsi jusqu’au «burnout».

Felice Formica est plus que débordé et travaille plus de dix heures par jour. Son chef ne l’ignore pas et, pourtant, laisse faire les choses. Il le couvre même de louanges pour son ardeur à l’ouvrage et pour son potentiel exceptionnel et, en guise de «remerciement», lui confie toujours plus de travail. Pour le chef, tout va pour le mieux. Pas besoin de songer à le décharger un peu car Formica semble en mesure d’en faire toujours plus. Inutile de se préoccuper d’heures supplémentaires puisqu’il est écrit dans le contrat de travail de Formica que «les heures supplémentaires sont exclues et donnent lieu à une indemnisation forfaitaire avec une semaine de congés supplémentaires.»

Du travail jusqu’à l’épuisement

Pour Felice Formica, en revanche, la situation n’a rien d’idyllique. Il étouffe sous le travail. Formica souffre de crampes, jour et nuit pour ainsi dire, et il est de plus en plus fatigué. Pour finir, son épouse lui reproche que le travail est devenu à ses yeux plus important qu’elle. Formica en est sûr maintenant. Il faut que les choses changent. Il sollicite donc un entretien avec son supérieur et lui demande instamment de réduire sa charge de travail. Le chef ne supporte pas que son meilleur cheval devienne récalcitrant, comme il le pense, et il rejette purement et simplement sa demande, sans montrer aucune compréhension vis-à-vis de la situation de Formica. Bien au contraire, il le menace de le licencier si Formica ralentit la cadence.

Felice Formica ne souhaite pas prendre ce risque et poursuit son travail, de plus en plus à contre cœur. Il est toujours plusfatigué, irascible et sans énergie. Jusqu’à ce qu’un matin, les batteries soient si déchargées qu’il ne parvient pas à sortir du lit. Formica n’a qu’une seule envie: dormir. Or justement, cela lui est de plus en plus difficile. Après deux jours à la maison, Formica est toujours aussi épuisé. Il décide donc de consulter son médecin qui, après auscultation, l’envoie directement dans une clinique avec un diagnostic de «burnout». Pendant six mois, il ne sera plus question de travailler.

Dès le deuxième mois, Formica perçoit 80% de son salaire seulement. Son supérieur ne lui reverse que les indemnités journalières de l’assurance maladie. Ce semestre d’absence représente pour lui un manque à gagner équivalant à un mois de salaire (5 mois x 20%). Une fois rétabli, Formica se fâche de l’ingratitude de son supérieur. Il envisage de poursuivre l’entreprise en justice et prend conseil auprès des Employés Suisse.

Un chef n’est pas un esclavagiste

L’employeur est tenu de prendre en compte et protéger la personnalité de son salarié. De plus, il doit ménager sa santé. L’employeur n’a pas à solliciter son personnel outre mesure et il ne doit pas non plus instaurer des conditions de travail génératrices de stress. Le chef de Formica savait parfaitement qu’il travaillait beaucoup. Il exploitait son ardeur à la tâche de façon scandaleuse, commettant ainsi un grave manquement à son devoir de bienveillance inscrit dans l’article 328 du code des obligations. Jamais il n’aurait dû permettre à Formica d’en faire autant. Bien au contraire, il aurait dû recruter du personnel ou organiser le travail différemment. Formica a subi un préjudice physique et une perte de salaire en raison du comportement de son supérieur. S’il engage une procédure, il a toutes les chances d’obtenir des dommages et intérêts pour le manque à gagner. Si l’on considère que la procédure s’annonce difficile, Formica aura tout avantage à se faire assister par un avocat.

Alex Ertl, avocat, Employés Suisse

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